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Un peu de tout, de moi, de nous... A lire, à sourire, à commenter et à partager!

mercredi 7 octobre 2020

IWAK #5, 6 , 7: lame, rongeur, fantaisie

 Je passe encore la vitesse supérieure pour refaire mon retard, vous offrir l'inspi du jour tout en passant un moment à penser à autre chose que la pluie qui tombe, la pandémie, le nombre de matchs de foot qu'on va devoir se taper en semaine pour rattraper les annulations des week-ends, tout ça, tout ça.

Les mots des jours 5, 6 et 7 collent en plus tous assez bien avec ma matinée.

La lame sera celle d'un rasoir. Non, non, je ne vais pas parler poils, je vais encore parler pain! Il m'aura fallu plus de 40 ans pour tenir entre mes doigts une lame de rasoir comme celles qu'on voit dans les films gores où on voit un tranchage de veine dans une baignoire pleine. Jusque-là, j'avais jamais compris comment on pouvait se trancher les veines avec une lame de rasoir, dans mon esprit inculte, une lame de rasoir c'était le truc amovible sur un Gillette Mach3, Venus, ou un de ses cousins. Et puis j'ai commencé à faire du pain, et quand la prof cuisinière-boulangère a dit que pour grigner le pain, ce qui allait le mieux, c'était une lame de rasoir, j'ai compris que mon inculture en la matière ne pouvait plus durer. Donc je suis un peu plus culturée maintenant, je sais à quoi ça ressemble... et c'est vrai que ça grigne bien.

Rongeur, comme la sinistre bestiole qui s'est attaquée à mes paquets de riz de réserve à la cave, témoin de l'incompétence notoire de mes félins domestiques. L'une dégomme les moineaux, l'autre les lézards et les orvets, tous deux ramènent les trophées sanguinolents devant la chattière... c'est dégueu. Et inutile. Je sais pas ce que disait la nouvelle loi sur la chasse en la matière, mais bon sang  les copains, chassez voir utile!

Fantaisie, comme l'aspect des feuilletés apéro que j'ai préparé pour la célébration du 10e anniversaire de Platinum ce soir. En ce moment, toutes mes tentatives culinaires ne sont pas de franches réussites. Mais à défaut d'être standard ou même d'être beaux, ils sont rigolos, mes escargots. Et puis vu comme il roille, on est dans le thème!


dimanche 4 octobre 2020

IWAK#3 et #4: épais, massif + radio

 Je triche un peu en joignant ces deux termes, parce que rapidement, les idées qui me viennent se sont rejointes aussi. Parlons cinéma donc.

Quand j'ai vu le terme du jour 3 de mon défi, la première image qui m'est venue à l'esprit, c'est Dwayne Johnson. J'en peux plus de Dwayne Johnson. Platinum nous a fait la vie jusqu'à ce qu'on regarde Rampage. J'en peux plus de Dwayne Johnson et des animaux géants et agressifs mais un peu gentils quand même (ou pas). Et des catastrophes naturelles. Et des films d'action dont tu sais la fin après 5 minutes. Mais c'est le créneau de Platinum, et de ses frères aussi, dans une moindre mesure. Ca et la franchise Marvel. J'en peux plus non plus tellement des superpouvoirs des superhéros. Le confinement d'Hollywood aura eu le bon goût de remettre à plus tard sans doute quelques œuvres de ce cinéma-là.

Quand j'ai vu le terme du jour 4, j'ai pensé cinéma aussi. Et musique. Radio Gaga. Ca faisait des mois et des mois qu'au moment du vote "qu'est-ce qu'on regarde à la télé ce samedi soir?", Bohemian Rhapsody se faisait coiffer au poteau par Dwayne Johnson ou l'un de ses acolytes. 3 contre 2, infériorité numérique perpétuelle. Ne jamais faire trois gosses, au risque de voir sa vie pourrie par les règles démocratiques de base. S'il est trop tard pour vous aussi, faites comme moi, misez tout sur la soif d'autonomie de l'aîné, avec un peu de chance la parité sous toit sera rétablie avant qu'il ait 25 piges. 

Bref. Même la passion passagère (mais intense) de Platinum - très mélomane et aux goûts aussi éclectiques qu'inattendus, là il nous gave d'Amir et Ava Max avec une petite touche de Vianney, alors qu'il y a un mois, Balavoine était son idole - pour le tube Killer Queen n'était pas parvenu à faire pencher la balance pour le biopic de Freddie Mercury. Et puis un soir de semaine, alors que généralement l'heure avancée à laquelle on peut s'avachir quelque part - genre le canapé - dissuade de lancer un long métrage, tels deux ados prépubères profitant de l'absence des parents pour regarder un film d'horreur en douce, on a mis Bohemian Rhapsody. 134 minutes de grâce, musicale ET cinématographique. Ce visionnage m'aura donné deux regrets: le premier, c'est d'avoir attendu autant; le second, c'est de ne pas avoir réussi à convaincre les gars qu'il fallait voir ce film. Mais ils y viendront, un jour. Quand l'amour des films que nous classons dans la catégorie "EB" (pour énorme beuse) leur aura passé et que Dwayne Johnson sera tombé dans l'oubli, Radio Gaga résonnera toujours.

 


vendredi 2 octobre 2020

IWAK#2: Brin (Le brin et le boa)

 A 1, 2, 4 ou 5 brins, depuis le confinement, je tresse passablement.

Pas mes cheveux, donc. Ils ont poussé, mais bon, faut pas pousser. Non, de la pâte pleine de beurre, de lait, de sucre. Un peu de réconfort pour les papilles, qui évite le pensum d'aller chercher le pain le dimanche matin.

Ce 2 octobre, j'avais décidé de préparer double dose de douceur: la nôtre, traditionnelle, et une à offrir (note pour les gens qui nous invitent: avec ma nouvelle monomanie du pain au levain, si vous ne répondez par l'affirmative à mes proposition d'apéro ou de dessert, vous vous retrouverez avec une tresse ou une miche née de mon inspiration du moment - à vos risques et périls, donc). Platinum se moquant de mon énième visionnage des différents tressages sur painsuisse.ch (si si, y a vraiment un site qui s'appelle painsuisse), je décidai de faire une tresse à 5 brins et une à 2 (en croix), pour lui montrer que non, le résultat n'était pas le même.

Les cinq premiers brins se roulèrent comme des "r" dans la bouche d'un  gondolier vénitien, et sitôt dit, sitôt fait, la tresse dite royale fut tressée.

Le premier brin de la seconde tresse fut régulier et de bonne tenue. Arriva alors la manipulation du dernier pâton. Ô rage, ô désespoir, ô pâte ennemie! Voilà que le brin partit en eau de boudin. J'eus beau façonner avec application, rien ne permit de donner forme de brin à ce dernier pâton. Après façonnage, roulage, refaçonnage et remoulage, il ressemblait toujours à un boa ayant gobé un sanglier. Je criai, je m'énervai, sous le regard désapprobateur de mon gang, insensible à la perfection du brin nécessaire à une tresse réussie. Je tressai finalement, un peu dépitée, mon joli brin et mon boa. Le rendu après seconde pousse et cuisson sembla un instant cacher la misère (je vous laisse juger en photo, le sanglier se cache en haut de la tresse de gauche). 

Mais à la coupe, le dimanche matin, le brin et le boa se désolidarisèrent, donnant ainsi naissance à une nouvelle spécialité boulangère...

 la tresse puzzle!

Moralité: si la technique du brin, tu ne maîtrises pas, ta tresse en morceaux, avant de tartiner tu recomposeras!

 




Journal de la pandémie-qui-n'en-finit-plus

Je sais, ça fait longtemps que je ne vous ai plus rien donné à vous mettre sous la pupille, pas le moindre article à ronger. Ceux qui suivent la page Facebook ont eu quelques miettes (les autres, ça vous apprendra à ne pas socio-réseauter). Ils auront aussi eu droit à l'excuse professionnelle que j'ai fournie à mon silence rédactionnel. Toutes mes capacités linguistiques (et autres aptitudes intellectuelles, d'ailleurs) étaient requises pour sauver nos pauvres parlementaires de l'incompréhension des modifications obscures de lois qui le sont tout autant. Bref, j'y ai laissé quelques neurones, mais j'en ressors surtout avec une furieuse envie d'aligner plusieurs paragraphes sans parler d'articles, d'alinéas et autres références juridiques. A quelque chose malheur est bon, disait ma grand-mère (et quelques autres).

Que s'est-il donc passé pendant ces mois de silence radio?
 
Y a eu les vacances. Et c'était bien. Mais y avait aussi le Covid, alors on a mis des masques et s'est moins réunis que d'habitude. On a été à la piscine, mais on est entrés par la douche "nord" et sortis par la douche "sud" (j'ai aucun sens de l'orientation, c'est juste pour donner une idée). Les gamins se sont agglutinés dans une queue au pied des plongeoirs au lieu de s'agglutiner sur la plate-forme. Ca change rien, mais c'est conforme au plan de protection "de la branche" je suppose.

Y a eu la rentrée. Et c'était normal. Mais y avait le Covid, alors j'ai mis Platinum au bus et j'ai pas bu le café de la rentrée. De toute façon, entre nous, j'avais déjà décidé l'an dernier que vu le peu de cas qu'il faisait de ma présence dans l'enceinte de l'école ce jour-là, le déplacement ne se justifiait plus. Même pour le café de la rentrée, parce qu'en vrai, quand t'en es à ton 3e gamin et à ta 12e rentrée scolaire, le café de la rentrée devient un peu amer. Chaque année tu perds des copines dont les enfants sont passés au CO et ne se déplacent donc plus pour la rentrée, chaque année il y a plein de nouvelles personnes que tu ne connais pas, dont tu ne connais pas les enfants pour la simple et bonne raison qu'ils ont 5 ans de moins que ton "petit dernier", et qui sont certainement fort sympathiques, mais te donnent quand même un faux air de dinosaure de cour d'école. Les décisions sanitaires n'ont donc pas particulièrement chamboulé mon programme de rentrée. Ce qui a changé, en revanche, c'est les masques. En tissu, jetables, auxquels on ne croit pas vraiment tant on nous a dit qu'ils n'avaient pas d'utilité pour protéger contre le virus avant de nous les imposer de plus en plus. Un si petit objet qui est en train de créer une véritable scission dans la société. Qui finit dans la poche, dans le sac, dans la portière de la voiture entre deux utilisations... que celui qui jette son jetable après l'avoir porté 50 secondes pour aller chercher des chewing-gums à la station-service m'asperge en premier de gel hydroalcoolique. Non mais c'est bien, ces masques, ça donne une deuxième vie à des housses de duvet, ça occupe belle-maman, toujours à la recherche du patron, de la taille et des attaches qui siéront à mon petit museau.

Aux gens qui me demandaient "pis chez toi, la rentrée, ça a été?", j'ai répondu "oh, la routine" plus souvent qu'à mon tour. Pas de changement d'établissement, pas de gros défi à relever, pas trop de craintes non plus des lacunes peut-être dues aux mois d'enseignement à domicile (vous avez bien vu comme j'ai géré ;)) ... Sauf qu'il y a eu une différence de taille: cette année, la véritable rentrée ne concernait plus que deux de mes enfants. Max la menace a définitivement quitté le monde scolaire pour celui de la formation professionnelle. Donc là il est au travail. Un vrai, où on timbre, où on touche son salaire à la fin du mois, où on doit poser ses vacances et récupérer les heures perdues à cause du rendez-vous dentiste ou de la 42e radio de la hanche (voir l'article Impératif imparfait pour les explications). A 15 ans, ça fait bizarre. Quand je repense à mes 15 ans, ce n'était pas une étape particulière, j'avais déjà un pied dans de loooooongues études (oui, même si j'ai pas traîné en mode Tanguy, embarquer pour 9 ans minimum quand t'en as 14, c'est pas non plus un engagement à la légère). Pour Max, ses 15 ans auront un peu marqué le début du reste de sa vie. Pour l'instant il semble gérer la transition comme un chef. En aucun cas il ne semble regretter son choix de partir en apprentissage, malgré ce qu'en pensent certains profs. Je me souviens de ce titulaire de 10e année qui nous avait demandé "Et vous, qu'en pensez-vous, que votre fils ne veuille pas faire d'études alors qu'il aurait tout à fait les notes pour?" Nous avions répondu que c'était son choix. A l'heure actuelle plus que jamais, tous les chemins mènent à Rome (bon, suivant comment, t'as une petite quarantaine de 2 semaines à observer, faut faire gaffe) ; un apprentissage c'est une formation professionnelle initiale, il peut y en avoir d'autres ensuite s'il a le goût d'aller plus loin. Ce n'est ni une voie de garage ni un plan B. En vérité, je suis plutôt fière que mon grand ait choisi ce plan A là, exploite cette possibilité de formation duale propre à la Suisse (et qu'une partie du monde nous envie, ne lésinons pas sur les jets de fleurs, c'est déjà assez coton de trouver des sujets de réjouissance à l'heure actuelle). A 15 ans à peine, il est ancré dans la réalité et je le vois gagner en maturité de jour en jour sauf quand il se braque parce qu'il a marmonné un truc dans sa barbe naissante, que je lui demande de répondre et que son taux de testostérone décide subitement qu'en fait, il ne voulait pas vraiment me transmettre cette information.

Sid a eu 13 ans. Jamais aimé cet âge. Avec Max, c'était la prise de tête sur l'orientation professionnelle, alors qu'il se désintéressait encore de la question. Sid, lui, semble se diriger vers les looooooongues études, ce qui, en fait, allège un poil la phase orientation. Ou la remet à plus tard, tout du moins. Mais il a quand même 13 ans, et comme pour son frère, certains jours, on en a vraiment plein l'(a)dos. 13 ans, c'est l'âge du syndrome du canapé. Le canapé est l'endroit le plus chouette de la maison (ex-aequo avec le lit), on est là, dans l'espace de vie familiale, mais on est pas trop près non plus de la cuisine où il y aurait de la vaisselle à faire, une machine à ranger ou autre. Dès que quelqu'un allume la télé, on est dans la place (oui, ça peut sembler particulier, mais chez nous la télé est souvent plus un objet de décoration qu'un "écran actif", les enfants n'ont donc pas pour réflexe de l'allumer quand nous sommes là, en tous cas la semaine, par contre si l'un des parents l'allume pour regarder quelque chose de précis, le squatteur du canapé est attiré comme un aimant par la boîte en couleurs). Regarder la télé, c'est une bonne excuse pour ne pas trop bouger. C'est comme la lecture. Sid a dû remarquer très tôt qu'on ne lui faisait pas la morale sur son inactivité du moment qu'il avait un bouquin dans les mains. En fait, peut-être que s'il lit autant, c'est autant par goût pour l'inactivité physique sans reproches que par goût pour la lecture elle-même. Enfin peu importe, toujours mieux le nez dans un bouquin que sur le téléphone.
Outre le syndrome du canapé, Sid nous gratifie de tous les petits bonheurs de l'âge dit "bête": incapacité chronique à lâcher l'affaire même si tu lui prouves par A + B qu'il a tort, oubli discret des règles d'hygiène basiques comme la douche ou le lavage des cheveux, faculté à disparaître au moment où s'annonce une tâche ingrate, innocence absolue dans toutes les disputes et autres affaires familiales... Heureusement, sa mauvaise foi est teintée d'un sens de l'humour incontestable. C'est donc un ado bête, mais drôle. Des fois.
 
Platinum voue toujours davantage d'admiration à la tractopelle du chantier voisin qu'à ses devoirs. Il va avoir 10 ans et parle de son anniversaire depuis 2 ou 3 mois. Je n'ose pas lui dire que si ça se trouve, le centre de loisirs sera fermé à la date prévue. Déjà que j'ai dû faire part du plan de protection dans le Whatsapp d'invitation... C'est un peu le souci en ce moment, on ne sait pas où on va. Après les annulations successives de spectacles, de réservations, de virées, on ne sait pas grand-chose. Ni à quoi s'attendre, ni comment faire pour garder un peu de positif dans la morosité ambiante. Là on est le 2 octobre. Un vendredi de comptoir. Normalement, la rumeur enfle, l'excitation monte avec ce drôle de bruit de fond qui embrume la ville. Sauf que cette année, y a rien. Pas de manèges à sensation, pas de tentes à Martinetti, pas de voix qui annonce tel événement à la salle Bonne-de-Bourbon, ni rumeur ni excitation. Et c'est triste. Et c'est dur pour le moral. Non pas que nous ne soyons tellement pris par le produit que nous ne puissions pas renoncer à 10 jours de beuverie (entre nous, si c'était ça le problème, on trouverait de quoi faire ailleurs), mais ça fait 7 mois que globalement, les mesures qu'on nous impose nous privent d'une vie sociale normale. Faire la bise à 27 personnes en arrivant au terrain de foot, ça manque moyen; serrer des paluches encore moins. Surtout en période électorale, je dirais. Ca évite même de faire des becs à des personnes qui ne te regarderont plus contre entre le 19 octobre 2020 et 2024. Mais prendre dans ses bras quelqu'un qui se sent mal... embrasser ses parents normalement... mettre le bras autour des épaules d'un ami juste parce qu'on est contents de partager un moment. Vivre ensemble, partager vraiment, ça ne peut pas se faire à 1,5 m de distance, pas plus que d'échanger des sourires derrière un masque. Ca manque. Cruellement. Et en cet automne tristounet, on peut légitimement se demander si, dans la pesée des intérêts qui dicte les décisions gouvernementales et les mesures de protection, l'impact psychologique (sans parler de la catastrophe économique) n'a pas été sous-estimé par rapport au risque pour la santé physique.

Comme je ne peux pas décemment finir sur une note aussi glauque, faut que je vous raconte que l'homme a finalement réussi à m'inscrire à une course. Non, parce que ça fait 1-2 ans qu'il essaie en vain de me convaincre de l'accompagner dans ses escapades par monts et par vaux. Je fais pas ma mauvaise tête, je l'accompagne déjà des fois en mode "entraînement", mais bon, partir à telle heure (genre avant le lever du jour) d'une ligne de départ avec plein d'autres gens en peloton pour se taper 30 km en trottant, c'est pas un concept qui m'intéresse des masses. Du coup, pour me convaincre, il m'a dégotté un semi-marathon avec des pauses boustifaille au milieu. Et un peu de pinard. Et il a convié des copains et des copines. Une sorte d'espace gourmand mobile, somme toute. Tout de suite plus vendeur que la ligne de départ à 5h du mat avec le camel back, moi je dis. Donc j'ai signé. Mais plus la date approche, plus je regrette. Parce que même avec la soupe à la courge, la raclette du milieu et le choléra arrosés de blanc et de rouge, va falloir se faire Sion-Salquenen zu Fuss. Pas dit que le matin même, l'excitation soit la même qu'un vendredi de comptoir...  Mais je vous raconterai.

 

 

jeudi 1 octobre 2020

IWAK#1: Poisson

 Si c'était l'heure du repas, je parlerais peut-être arêtes ou dorade, mais l'après-midi est bien avancé, alors je vais plutôt parler de moi.

Le poisson, c'est moi. Enfin faut mettre un "s" parce qu'il y en a deux, sur le symbole. Toujours mieux que le dindon, me direz-vous. De la farce surtout. Mais être Poissons, c'est pas une sinécure. Déjà, c'est pas hyper vendeur. Par rapport à mes amies "Lion"et "Scorpion" ou à mon homme "Taureau", franchement, quand t'es Poissons, y a pas de quoi se pavaner. Le seul avantage, c'est que personne ne se demande si c'est un signe de terre, de feu ou d'air. Pis sinon, j'ai trouvé un "portrait zodiacal" pas trop pourri (tout en étant consciente que j'aurais pu en trouver un qui ne me convienne pas du tout ;)

  • Date de naissance du Poissons : du 20 février au 20 mars. Jusque-là, personne n'a jamais contesté.
  • Points forts : Intuition. C'est pas faux, comme dirait Perceval.
  • Qualités : Bienveillance, sensibilité. Oh sûrement. Enfin la sensibilité, non, je ne vois vraiment pas. C'est pas de la sensibilité, j'ai une production lacrymale supérieure à la moyenne et une tendance à l'élimination impromptue de ladite surproduction dès que je vois quelqu'un de malheureux, ou de particulièrement heureux, ou ému, ou un téléfilm à l'eau de rose. Quand je suis face à un donneur d'ouvrage incapable de nommer un document autrement que "Text" ou à un client qui se demande pourquoi ma phrase en français ne passe pas dans la zone de texte alors que l'allemand passait très bien, je vous garantis que je suis d'une insensibilité crasse.
  • Défauts : Indécision, fragilité. Mouais. Mais je le cache bien. M'a fallu une demi-seconde pour décider que ce défi était fait pour moi, même si j'ai pas le temps. Et que je suis fragile. Je plie, mais ne romps pas.
  • Vos pierres : Saphir, Aigue marine. Pourquoi pas. En bague ou en pendentif?
  • Votre planète : Neptune. Là y a erreur. Ma maman a toujours dit qu'il suffisait que je regarde la météo pour commencer à bronzer, je ne peux donc pas être aussi éloignée du soleil ;)
  • Votre élément : Eau. Indiscutablement.
  • Vos couleurs : Bleu. Ou pas. Pas tous les bleus, mais par contre plein d'autres couleurs aussi!
  • Vos métaux : Zinc. Bon, de prime abord, j'aurais préféré un truc plus précieux qu'un métal qui m'évoque des compléments alimentaires, mais j'ai vérifié, c'est un oligo-élément, c'est bien ça, les oligo-éléments, finalement.
  • Partie du corps correspondante : les pieds. Ah bon. Les miens sont égyptiens, paraît-il. Mais mis à part cette part d'exotisme en moi, je ne vois pas en quoi ça me correspond. Enfin les pieds, c'est pratique quand même, c'est toujours ça.

Bref, je suis Poissons. Je n'y avais jamais pensé sous cet angle (...), mais la prochaine fois que quelqu'un me demande si "ça va le bocal?" (et mon intuition me dit que ça pourrait bien être Babeth), j'aurai le bon sens de répondre "parfaitement, et dans votre propre logement?"


Défi du moi(s): let's play IWAK

Tout à l'heure, j'ai ouvert Facebook et je suis tombée sur le post d'une amie partageant un blog sur lequel elle relève un défi d'écriture.

Forcément ça me parle... Bon, si elle n'avait pas publié aussi une photo de 2000 sur laquelle je figure, peut-être que j'aurais passé mon chemin.

Mais non, en vrai j'aime les défis. Et que j'aime écrire, ça, vous ne devriez a priori pas le découvrir aujourd'hui. Autant je ne vois aucun intérêt aux publications en chaîne sur les zérosociaux, autant je ne peux pas laisser passer un truc qui me forcera à écrire tous les jours jusqu'à la fin du mois. Pour Christophe ceux qui seront ravis de voir plus de publications et voudraient adresser des remerciements, on dit merci Véro et on peut aller voir le blog en question là: https://ongribouille.blogspot.com/ (c'est plus photogénique que chez moi, et elle arrive à écrire moins de 8 pages chaque fois, elle, donc allez-y sans crainte).

Voici donc les règles de ce petit défi rédactionnel: tous les jours, un billet tu écriras, en lien avec le mot du jour d'une liste préétablie. Pour les règles complètes, l'adaptation du défi d'origine (qui consistait à dessiner) à l'écriture vient de là: http://www.kozlika.org/kozeries/post/2020/10/01/Iwak-Inktober-With-A-Keyboard.

C'est parti pour le défi "Inktober with a keyboard", ou IWAK, donc, avec la liste de mots ci-dessous (comme je commence le 7, autant dire que j'ai du job pour rattraper!)

  • 1 Poisson (fish)
  • 2 Brin, mèche (wisp)
  • 3 Épais, massif (bulky)
  • 4 Radio (radio)
  • 5 Lame (blade)
  • 6 Rongeur (rodent)
  • 7 Fantaisie, farfelu (fancy)
  • 8 Dents (teeth)
  • 9 Jeter, lancer (throw)
  • 10 Espoir (hope)
  • 11 Répugnant (disgusting)
  • 12 Glissant, glissante (slippery)
  • 13 Dune (dune)
  • 14 Armure (armor)
  • 15 Avant-poste (outpost)
  • 16 Fusée (rocket)
  • 17 Tempête, rage (storm)
  • 18 Piège (trap)
  • 19 Étourdi, tête qui tourne (dizzy)
  • 20 Corail (coral)
  • 21 Sommeil (sleep)
  • 22 Chef cuisinier (chef)
  • 23 Déchirure, déchirer (rip)
  • 24 Creuser (dig)
  • 25 Copain, copine (buddy)
  • 26 Cacher (hide)
  • 27 Musique (music)
  • 28 Flotter (float)
  • 29 Chaussures (shoes)
  • 30 De mauvais augure, menaçant, inquiétant (ominus)
  • 31 Ramper (crawl)

C'est parti donc, je me jette à l'eau avec le poisson...

dimanche 7 juin 2020

Décalage horaire

Vous allez croire que je cherche une excuse bidon au fait que je n'aie rien écrit depuis 3 semaines un mois, mais le site que j'utilise pour ce blog a changé son interface et il m'a fallu du temps pour trouver le nouveau bouton "nouvel article". Bon, OK, quand je dis "du temps", c'était plus près de la minute que de la semaine, mais quand même.

Où en sommes-nous, donc?

Plus d'école à la maison. Sauf pour les grands. Qui continuent à aller en cours par demi-classe deux jours par semaine et ont de quoi s'occuper un peu à la maison les deux autres jours. Le mercredi pas. On sait pas trop pourquoi. Ce qui est certain, c'est que finalement, l'école à mi-temps, ils trouvent ça sympa. Ils voient du monde, ils voient des profs, mais c'est pas le stress permanent quoi. Ils ont le temps de pousser tranquillement. À côté, c'est plus compliqué pour nous, qui profitons de chaque soirée sans taxi, chaque samedi sans foot pour "faire tout ce qu'on a pas le temps de faire normalement", tandis qu'ils se complaisent dans l'activité modérée, voire nulle, et les sortir de temps à autre de leur doux farniente représente finalement un défi supplémentaire dans notre emploi du temps, qui n'est pas des masses allégé, lui.

Platinum a repris un rythme normal. Mais sans devoirs. On sait pas trop pourquoi non plus, peut-être qu'on a été tellement performants en enseignement à domicile que les écoliers arrivent maintenant à assimiler la matière vue en classe sans refaire d'exercices à la maison.
Il a décroché sa ceinture marron de conjugaison. C'est bête, mais ça m'a quand même un peu rassurée sur les acquis de la quarantaine, on a fait le job, pas seulement en travaux manuels.
Post-scriptum: ah ben finalement, quand Platinum est arrivé en me disant "pour demain je dois savoir le livret du 8", j'ai réalisé qu'il ne fallait - tout compte fait - pas renoncer à ouvrir l'agenda... et j'ai découvert avec une stupeur certaine toutes les autres révisions de la semaine qui nous étaient passées 2m au-dessus de la tête, oups!

Pour fêter la fin de l'école à la maison, la maîtresse d'ACM nous a d'ailleurs proposé de faire un abécédaire en photo, donc de photographier des "lettres" rencontrées au hasard (sans les mettre en scène donc). Le premier défi, c'était de trouver ses initiales. Platinum cherche encore son Z, pas le moindre orage pendant les semaines qui ont suivi. (Hier soir ça a tonné, mais je crois pas que l'abécédaire soit encore d'actualité.) Y a pas à dire, dans les tâches scolaires, y a quand même une certaine inégalité quand ça tape dans les prénoms. Bon, sur l'année, l'équilibre se rétablit. Disons qu'il était content de ne pas s'appeler Barthélémy quand il a fallu faire un acrostiche et trouver pour chaque lettre de son prénom un adjectif correspondant à son caractère. Platinum a presque trois fois moins de boulot. Restait quand même le Z qui péclotait. Quand il en aura trop marre de son prénom en Z, je lui ferai écrire une lettre de complainte à Roger Frison-Roche pour travailler son expression écrite.

Bref, depuis l'étape 2 du dé-semi-confinement, il a fallu faire de nouveau preuve d'adaptation. Parce que les jours de classe de chacun, ça j'ai percuté assez vite; mais après il y a les horaires qui vont avec. Donc on a le cas de figure numéro 1: tout le monde a cours; les ados prennent leur bus à 7h11, Platinum le sien à 8h15. En général, ça se lève de manière échelonnée à partir de 6h20, et donc je renonce à travailler avant ça, parce que quand même, faut pas pousser, et accessoirement j'ai du temps dans la journée. Deuxième cas de figure: Platinum a cours mais pas les ados, mais c'est quand même jour de "classe", donc faut pas qu'ils se lèvent à 10h. Surtout parce que s'ils se lèvent à 10h, c'est qu'ils vont se coucher en horaire "week-end" et qu'ils nous foutent en l'air nos soirée de tranquillité. Bref, Platinum part vers 8h, les grands se lèvent à 8h30. Ô injustice. Ben ouais, fallait être vecteur, aussi, on a pas idée. De mon côté, il faut alors faire la part des choses entre la nécessité de travailler et les obligations maternelles (que je me fixe) de vérifier un peu ce que font mes ados. Je me rends compte que plus ça va, plus les contrôles impromptus de leurs occupations s'espacent. Vivement les vacances que je puisse totalement leur lâcher la grappe sans mauvaise conscience. Troisième cas de figure: c'est congé, c'est férié, c'est un pont, parce qu'on est en mai et qu'en mai, fais ce qu'il te plaît, mais bosse pas trop, et maintenant on est en juin, et en juin, fête tous les saints, les flammèches et autres. Donc avec les week-ends, on a eu en moyenne trois jours par semaine où il a fallu occuper les enfants de manière intelligente, variée, aérée, le tout sans que les lieux de loisirs soient ouverts, sans rassemblements de plus de cinq personnes. Autant dire l'autorisation des rassemblements à 30 et l'ouverture des piscines a été attendue comme minuit un 31 décembre.

Dans tous les scénarios, il faut caser les heures de boulot (épargnez-moi les "mais t'es indépendante, tu bosses quand tu veux!", merci), et rapidement, le retour à un peu de normalité a rimé avec horaires plus chargés. Rendez-vous à l'extérieur, envie de voir du monde, obligations réelles ou créées. La vie quoi. Pis faire du sport parce que ça fait du bien, pis faire du pain parce que j'y ai pris goût, pis tout pis tout. Résultat, je suis constamment à la bourre et je n'ai pas retrouvé le temps d'écrire jusqu'à ce dimanche pluvieux. J'ai pourtant des idées à foison, qui devraient permettre de faire vivre ce blog au-delà de la rubrique "Journal de la quarantaine" que je clos ici. Définitivement j'espère ;) Restons prudents!